Édifié à l'entrée de la « Cluse de Pontarlier » avec la frontière suisse à l'horizon, on ne peut manquer d'apercevoir ce fier château, imposant par son architecture et par la mystérieuse aura qu'il dégage. Le Château de Joux surplombe d'une centaine de mètres la grande route internationale et la voie commerciale reliant, dès l'Empire romain, le Jura, la Bourgogne, les Flandres, et la Champagne à l'Italie.
Synthèse de 1 000 ans d'histoire de l'évolution de la fortification, le Château de Joux connut les grands conflits européens : passage de Charles le Téméraire en 1476, occupation lors de la guerre de Trente Ans en 1639, reddition lors de la conquête française de la Franche-Comté en 1674...
À partir du 18ème siècle, le Château de Joux connut une nouvelle vocation, celle de prison d'Etat au même titre que la Bastille et le Château d'If. De nombreux détenus eurent à connaître les rigueurs de l'univers carcéral de Joux et parmi eux, le Comte de Mirabeau qui fût, quelques années avant d'apparaître sur la scène de la Révolution Française comme l'un des auteurs de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, détenu au Château de Joux.
Le Château est également une étape phare de la Route des Abolitions reliant 4 sites, symboles de la lutte contre l'esclavage (Maison de la Négritude de Champagney (Haute-Saône), la maison de l'Abbé Grégoire à Emberménil (Meurthe et Moselle), le musée Victor Schoelcher à Fessenheim (Haut-Rhin) et le Château de Joux (Doubs).
Au coeur du Haut-Doubs, la forteresse abrite aujourd'hui un riche musée d'armes des XVIIIème et XIXème siècles présentant de nombreuses pièces rarissimes. Visites guidées, conférences, animations nocturnes et festival des Nuits de Joux animent le château tout au long de l'année.